Association Touraine -Canada

 

Des bords de Loire aux rives du Saint-Laurent

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Marie Guyard de l’Incarnation au crible de l’analyse littéraire

Amandine Bonesso[1]

Université d’Udine

Lorsqu’on parle de “quatre siècles de regards sur Marie de l’Incarnation”, on sait bien qu’il s’agit de regards multiples et hétérogènes : religieux et laïques, masculins et féminins, de vulgarisation et scientifiques. La variété de la réception tient aussi de la multidisciplinarité, comme nous le montre l’engagement des sciences humaines dans ces dernières décennies. Les perspectives se côtoient et se croisent souvent, pour explorer la vie et l’œuvre de celle qui a été définie la “Mère de la Nouvelle-France”, de sorte que le processus de mythification, entamé par son premier éditeur à la fin du XVIIe siècle, s’amplifie et se renouvelle sans cesse.

Les discours sur Marie se déploient sur le plan diachronique, mais également, en empruntant toujours le langage de la linguistique, sur le plan diatopique. La majorité des productions vient sans aucun doute des deux patries de notre Ursuline, toutefois l’intérêt est international. C’est à ce sujet que nous nous proposons de présenter un bref état des lieux de la contribution actuelle des recherches italiennes. À cette fin, nous allons recenser, en premier lieu, les études publiées par deux spécialistes de littérature française et francophone appartenant à des milieux universitaires aux antipodes de la péninsule italienne : il s’agit d’Alessandra Ferraro et de Marina Zito. En second lieu, nous verrons les perspectives littéraires élaborées par Michela Mengoli et par Laura Verciani dans leurs thèses doctorales.

En 2005, Alessandra Ferraro s’est chargée de la publication des actes du séminaire italo-canadien Altérité et insularité. Relations croisées dans les cultures francophones, organisé le 16 mai 2002 par le Centro di Cultura Canadese de l’Université d’Udine. Dans la réflexion reliant l’espace insulaire à la représentation que missionnaires, voyageurs et écrivains ont élaboré de l’Autre, à partir des grandes explorations jusqu’à l’époque postcoloniale, Alessandra Ferraro et Nicola Gasbarro (qui est historien des religions à l’Université d’Udine) renversent la dénonciation de l’entreprise missionnaire en Amérique[2], en mettant en évidence la reformulation du concept d’altérité qui émerge dans les écrits de deux ouvriers de l’évangélisation en Nouvelle-France, le Jésuite Francesco Giuseppe Bressani et Marie de l’Incarnation[3]. Quelques années plus tard, en 2006, dans la même perspective de revalorisation ethno-historique des écrits et de l’œuvre des missionnaires, Nicola Gasbarro a organisé le colloque Lingue e culture dei missionari, auquel Alessandra Ferraro a contribué avec l’étude “Attività missionaria e mediazione interculturale nella Nouvelle-France : Marie de l’Incarnation (1599-1672)[4]”, qui met en relief, d’après la correspondance de la religieuse, le dialogue entre les cultures au sein du monastère des Ursulines de Québec. Dans une perspective qui mêle littérature et anthropologie, Ferraro a proposé pour le quatrième volume de la revue Oltroceano, dirigée par le Centro Internazionale Letterature Migranti de l’Université d’Udine, l’article “Il cibo nelle Relations di Marie de l’Incarnation[5]”, où elle reconstruit l’évolution du rapport de la religieuse à la nourriture, en puisant dans les relations spirituelles de 1633 et de 1654. Toutefois, les visées anthropologiques ne constituent que l’un des objectifs de recherche de la spécialiste, car ses autres publications relèvent du domaine littéraire. Se penchant surtout sur les deux relations spirituelles, Ferraro s’est interrogée sur l’écriture autobiographique, ainsi que sur la réception des écrits de l’Ursuline. C’est ce que témoignent les articles : “Autobiographie, biographie, hagiographie : la construction du mythe de Marie de l’Incarnation[6]”, “Une voix qui perce le voile : émergence de l’écriture autobiographique dans la Relation de 1654[7]” et “Dal discorso mistico all’autobiografia : les Relations (1633-1654) di Marie de l’Incarnation[8]”.

À l’autre bout de l’Italie, au sein de l’Université “L’Orientale” de Naples, Marina Zito s’est consacrée à l’œuvre de Marie dans une perspective essentiellement historico-anthropologique. Les résultats de ses recherches ont principalement été présentés aux rencontres annuelles que le Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens a organisées à la Sorbonne. Depuis 2007 jusqu’en 2011, la spécialiste a exposé les travaux : “À propos de la correspondance de Marie de l’Incarnation[9]”, “Songes et ravissements de Marie de l’Incarnation[10]”, “Pour une histoire des premières nations : les Iroquois dans la correspondance de Marie de l’Incarnation[11]” et l’inédit “Synergie féminine pour l’évangélisation[12]”. Cependant, Zito travaillait sur notre Ursuline bien avant ces rencontres, comme le montre la participation au colloque international Il Canada del nuovo secolo : gli archivi della memoria, organisé par l’Associazione Italiana di Studi Canadesi en 2001, avec l’étude “Comment une Ursuline portait un premier regard sur les jeunes filles amérindiennes : le témoignage de Marie de l’Incarnation[13]”. Nous signalons aussi la communication “Pour une étude de Marie de l’Incarnation : ‘le grand homme’ de la Nouvelle-France[14]”, exposée lors de ce colloque par Liberata Morvillo, qui a d’ailleurs rédigé son mémoire de maîtrise, intitulé “La scoperta dell’‘altra’ nella Francofonia dell’America del Nord : Marie de l’Incarnation[15]”, sous la direction de Marina Zito. De plus, en 2002, la jeune chercheuse a présenté un travail d’intérêt anthropologique et pédagogique, “L’évolution du rôle d’éducatrice de Marie de l’Incarnation avec les filles sauvages[16]”, lors du colloque international Scrivere e pensare il Canada de l’Associazione Italiana di Studi Canadesi.

La production critique italienne sur Marie de l’Incarnation jouit, comme nous l’avons dit, de deux ouvrages de caractère littéraire. Il s’agit de la thèse de doctorat Marie de l’Incarnation e la Relation del 1654 : la scrittura tra biografia ed estasi[17] soutenue, en 1995, par Michela Mengoli à l’Université de Bologne et de la thèse de doctorat Marie de l’Incarnation, esperienza mistica e scrittura di sé, présentée par Laura Verciani, en 2003, à l’Université de Florence et publiée l’année suivante[18]. Alors que Mengoli se consacre principalement à la grande Relation de Marie en n’évoquant que rarement sa correspondance, Verciani se penche indistinctement sur les deux relations spirituelles, ainsi que sur la production épistolaire. Les deux études ont le mérite de privilégier l’analyse textuelle qui, en général, ne représente qu’un instrument secondaire dans l’ensemble de la critique sur l’œuvre de Marie.

Michela Mengoli organise son ouvrage en trois parties. La première agence une double réflexion : d’un côté, la problématique de l’insertion des écrits de la Nouvelle-France dans l’histoire littéraire québécoise ; de l’autre, une interrogation autour du statut générique de la Relation à travers la comparaison à d’autres genres, tels que la biographie et l’hagiographie. La deuxième partie, où se déploie l’analyse textuelle de la Relation, met premièrement en lumière les structures spatio-temporelles et l’instance narrative. Ensuite, Mengoli se penche sur la spécificité du langage de l’intériorité en étudiant  le thème de l’incommunicabilité de l’expérience contemplative, le vocabulaire de l’intériorité en s’appuyant sur l’ouvrage de la Mère M. Aloysius Gonzaga L’Heureux[19], la polysémie du terme “esprit” et les représentations de l’âme. La deuxième partie se clôt sur la triple démarche intertextuelle mise en œuvre par l’Ursuline, car celle-ci intègre dans son récit le texte biblique, elle reproduit de manière plus ou moins explicite des éléments de biographies spirituelles antérieures, puis elle représente son âme en s’inspirant des modèles animiques élaborés par la tradition aristotélico-thomiste et par la tradition rhéno-flamande. La troisième partie, enfin, rend compte du destin de la Relation à travers le processus de réécriture inauguré par Claude Martin. À ce propos, Mengoli analyse et classe les interventions filiales sur le texte source, pour passer ensuite aux reprises d’autres biographies, en particulier, celles de Charlevoix[20] et de Casgrain[21].

De son côté, Laura Verciani fournit une contribution remarquable en ce qui concerne les études sur l’autobiographie spirituelle et, par conséquent, sur les écritures du moi. Son analyse des écrits de Marie met en évidence la variété des stratégies discursives employées pour la révélation de la subjectivité, dont la chercheuse identifie quatre manifestations saillantes. La subjectivité est avant tout concrétisée dans le rapport au fils abandonné, rapport scripturaire où le moi de la religieuse s’impose et se défend aux yeux de son destinataire, pour réparer à la réfutation comprise dans le geste de la séparation. La seconde manifestation passe à travers ce que Verciani appelle le “corps narré”, car le moi s’exprime par le biais de représentations corporelles axées sur la répression des pulsion charnelles, sur la pratique de la mortification et sur la substitution de la maternité biologique par la maternité adoptive envers les amérindiennes. La troisième manifestation de la subjectivité est centrée sur la question identitaire, autrement dit sur la représentation de soi-même face à l’altérité à la fois masculine et amérindienne. Alors que dans ces trois chapitres l’analyse textuelle se glisse en sourdine dans le dévoilement des stratégies discursives, dans le dernier elle prime, car la subjectivité est entendue comme manière d’évoquer l’expérience contemplative. À ce sujet, Verciani développe quelques réflexions déjà abordées par Mengoli, telles que l’indicibilité mystique et l’intertextualité biblique, puis elle met en lumière la multiplicité des métaphores employées pour tenter de décrire l’expérience spirituelle, l’originalité du lexique de l’intériorité, ainsi que la complexité du style et des structures syntaxiques.

Tout en ayant abordé les écrits de Marie de manière différente, Mengoli et Verciani ont mis en relief la spécificité de l’acte scripturaire de l’Ursuline, de sorte qu’elles ont contribué à démentir l’indicible derrière lequel les mystiques se protègent, car, en reprenant le paradoxe relevé par Jean Baruzi[22], l’écriture est indissociable de l’expérience contemplative. La mystique existe à nos yeux, parce que les serviteurs de Dieu ont pris la plume. Tout en ne disant pas, les textes disent : ils sont le témoignage de la singularité d’une expérience et de son expression. Quant à celle-ci, les deux thèses convergent également dans la contradiction de la spontanéité scripturaire, topos de l’écriture mystique et, en particulier, de l’écriture monastique féminine. Les stratégies discursives, les phénomènes d’intertextualité et le fonctionnement textuel étudiés par les deux chercheuses montrent que la rédaction est le résultat d’une élaboration, tout à fait contraire à l’immédiateté et à l’instinctivité que Marie avance.  

Comme nous l’avons vu, la critique italienne sur l’œuvre de Marie compte une vingtaine d’ouvrages d’ordre historique, anthropologique et littéraire. Le nombre des contributions et les sujets traités sont limités, mais ils attestent tout de même un intérêt assez important pour le témoignage de l’Ursuline. Les études littéraires, à notre avis, méritent une attention particulière, car elles semblent renouveler les horizons de la recherche. Mais la valorisation des procédés scripturaires de Marie n’est qu’ébauchée. C’est pourquoi, nous souhaitons voir, dans la suite de ce quatrième siècle de regards sur Marie, l’évolution et l’amplification de l’application des méthodologies littéraires.



[1] Amandine Bonesso, doctorante, Université d'Udine (Italie), Centre de culture canadienne < http://www.uniud.it/ > Communication : Marie (Guyart) de l'Incarnation au crible de l'analyse littéraire.

Publication : « Du fond de l'âme au bout du monde : les expériences extrêmes du voyage chez Marie de l'Incarnation », colloque Scénographies du voyage en Nouvelle-France et en Europe, Cercle interuniversitaire d'étude sur la république des lettres, édition de Thierry Belleguic et Isabelle Bour, Québec, Université Laval, 20-21 septembre 2012, actes à paraître : Paris, Herman (coll. « La république des lettres »)

[2] Il s’agit de la critique – illustrée, par exemple, dans les travaux de Tzvetan Todorov – qui accuse les missionnaires d’avoir commis des erreurs de jugement à l’égard des peuples autochtones, en fonction de leur idéologie occidentale, ainsi que d’avoir contribué à la disparition des cultures indigènes.

[3] Alessandra Ferraro, “Le corps de l’Autre. Marie de l’Incarnation et les Sauvages”, dans Id. (dir.), Altérité et insularité. Relations croisées dans les cultures francophones, actes du séminaire d’Udine, 16 mai 2002, Udine, Forum, pp. 47-59.

[4]Id., “Attività missionaria e mediazione interculturale nella Nouvelle-France : Marie de l’Incarnation (1599-1672)”, dans Gasbarro N. (dir.), Le culture dei missionari, actes du colloque d’Udine, 24-26 janvier 2006, vol. I, Roma, Bulzoni, 2009, pp. 153-174.

[5] Id., “Il cibo nelle Relations di Marie de l’Incarnation”, dans Oltreoceano, n. 4 (2010), pp. 67-77.

[6]Id., “Autobiographie, biographie, hagiographie : la construction du mythe de Marie de l’Incarnation”, dans Ertler K. D. et Löschnigg M. (dir.), Inventing Canada/Inventer le Canda, Berlin, Peter Lang (coll. “Canadiana : littératures/cultures”), 2008, pp. 199-209.

[7]Id., “Une voix qui perce le voile : émergence de l’écriture autobiographique dans la Relation de 1654, dans Ponts/Ponti : langues, littératures, civilisations des pays francophones, n. 9 (2009), pp. 57-69.

[8] Id., “Dal discorso mistico all’autobiografia : le Relations (1633-1654) di Marie de l’Incarnation”, dans Lombardi R. (dir.), Lingue e testi delle riforme cattoliche in Europa e nelle Americhe (secc. XVI-XXI), actes du colloque international de Naples, 4-6 novembre 2010, Firenze, Cesati, 2013.

[9] Marina Zito, “À propos de la correspondance de Marie de l’Incarnation”, dans Émont B. (dir.), Sur les écrits de la Nouvelle-France, actes des journées d’étude de Paris, 22 mai-2 juin 2006, Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens, Paris, Le Bretteur (coll. “passage Nord-Ouest”), 2007, pp. 43-49.

[10]Id., “Songes et ravissements de Marie de l’Incarnation”, dans Émont B. (dir.), “Ils l’appelaient Nouvelle-France…” : introduction à la Nouvelle-France, actes des journées d’étude Mythes et rêves fondateurs de l’Amérique française de Paris, 21-24 mai 2008, Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens, Paris, Le Bretteur (coll. “passage Nord-Ouest”), 2009, pp. 131-140.

[11]Id.,“Pour une histoire des premières nations : les Iroquois dans la correspondance de Marie de l’Incarnation”, dans Émont B. (dir.), Lettres d’outre-océan ou le Canada ancien au miroir de sa correspondance, actes de la journée d’étude Art et pratique de la correspondance en Nouvelle-France de Paris, 3 octobre 2009, Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens, Paris, Le Bretteur (coll. “passage Nord-Ouest”), 2010, pp. 33-40.

[12] Communication présentée à la journée d’étude L’appel du Nord dans l’écrit canadien ancien et moderne , organisée à Paris, le 7 octobre 2011, par le Groupe de recherche sur les écrits canadiens anciens.

[13]Marina Zito, “Comment une Ursuline portait un premier regard sur les jeunes filles amérindiennes : le témoignage de Marie de l’Incarnation”, dans Dotoli G. (dir.), Il Canada del nuovo secolo : gli archivi della memoria, actes du colloque international de Monopoli, 30 mai-3 juin 2001, Associazione Italiana di Studi Canadesi, Fasano, Schena (coll. “Biblioteca della ricerca : cultura straniera”), 2002, pp. 293-304.

[14] Liberata Morvillo,“Pour une étude de Marie de l’Incarnation : ‘le grand homme’ de la Nouvelle-France”, ibid., pp. 433-439.

[15]Id., La scoperta dell’“altra” nella Francofonia dell’America del Nord: Marie de l’Incarnation, mémoire de maîtrise en Langues et littératures étrangères, Université “L’Orientale” de Naples, 2001, 288 p..

[16]Id., “L’évolution du rôle d’éducatrice de Marie de l’Incarnation avec les filles sauvages”, dans Dotoli G. (dir.), Scrivere e pensare il Canada, actes du colloque international de Monopoli, 14-15 octobre 2002, Associazione Italiana di Studi Canadesi, Fasano, Schena (coll. “Biblioteca della ricerca : cultura straniera”), 2003, pp. 287-294.

[17] Michela Mengoli, Marie de l’Incarnation e la Relation del 1654 : la scrittura tra biografia ed estasi, thèse de doctorat en littératures francophones, Université de Bologne, 1994-1995, 220 p. (la thèse peut être consultée à la page : http://www2.lingue.unibo.it/francofone/tesi.htm). Nous signalons aussi les articles : “L’étrange destin des écrits de Marie de l’Incarnation”, dans Actes du Premier Colloque des jeunes chercheurs en Littérature québécoise (avril 1993), Centre de Coopération interuniversitaire franco-québécoise, Université Paris VII, 1994, pp. 11-16 ; “La Relation de 1654 de Marie de l’Incarnation : une autobiographie spirituelle”, dans Jaumain S. et Maufort M., The Guises of Canadian Diversity/Les masques de la diversité canadienne, actes du colloque sur les littératures canadiennes de l’Université Libre de Bruxelles (septembre 1993), Amsterdam, Rodopi, 1995, pp- 109-120 ; “Marie de l’Incarnation et la Relation de 1654 : une écriture féminine binaire”, dans Francofonia, n. 4 (1995), pp. 223-250.

[18] Laura Verciani, Marie de l’Incarnation, esperienza mistica e scrittura di sé, Firenze, Alinea, 2004, 223 p.. L’auteure a également fait paraître: “Una mistica nella Nouvelle-France : il confronto col ‘sauvage’ negli scritti di Marie de l’Incarnation”, dans Profeti M. G. (dir.), L’altra riva/La otra orilla, Firenze, Alinea (coll. “Secoli d’oro”), 2003, pp. 53-67.

[19] Mère M. Aloysius Gonzaga L’Heureux, The Mystical Vocabulary of Vénérable Mère Marie de l’Incarnation and Its Problems, Washington, The Catholic University of America Press, 1956, 193 p.

[20] Pierre-François-Xavier Charlevoix, La Vie de la Mère Marie de l’Incarnation : Institutrice et première Supérieure des Ursulines de la Nouvelle-France, Paris, Claude Briasson, 1724.

[21] Henri-Raymond Casgrain, Histoire de la Mère Marie de l’Incarnation, première supérieure des Ursulines de la Nouvelle-France, précédée d’une esquisse sur l’histoire religieuse des premiers temps de la colonie, Québec, Desbarats, 1864, 467 p.

[22] “Nous, dit-il, ne disposons guère que de textes. Car la mystique, elle-même, où la trouverons-nous ?” : “Recherches sur le langage mystique”, dans Recherches philosophiques, I, 1931-1932, p. 67.